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24/03/2013

Déchéance 20/10/2010


Déchéance
Dans un autre monde. Où tout est différent. Où les lois ne sont pas les mêmes. Et les liens de même. Quelque chose les unira-t-il ? Au lieu de les tuer...
Prologue : 21 novembre 2010
« S'il vous plait » geint-il « Arrêtez, ça fait mal. »

L'homme rigola sournoisement avant d'appuyer son pied sur les côtes du garçon qui se plia en deux en essayant de repousser vainement le pied. Les autres gars dans la pièce rigolèrent à leur tour. Il était si plaisant d'avoir le fils du président à leur pied, et littéralement. Le garçon gémissait au sol alors qu'enfin l'homme s'éloignait de lui, le laissant reprendre sa respiration.

« Déjà essoufflé? » Demanda-t-il « Le jeu ne fait que commencer, Monsieur Trumper ». Il s'apprêtait à lever son pied pour asséner un nouveau coup quand une voix brisa le silence. Plus personne ne parlait alors que quelqu'un fendait la petite masse d'hommes. Même celui qui le frappait s'éloigna de lui, baissant légèrement la tête. Bill ouvrit ses yeux légèrement tuméfiés par les précédents coups. Il distingua quelqu'un de plutôt grand, peut-être autant que lui mais à la carrure plus massive. Ses cheveux d'un noir plus que sombre étaient tressés et lui donnaient un look encore plus bad boy qu'à la base avec ces habits beaucoup - beaucoup - trop grands. Son regard se posa sur lui et le garçon au sol détourna le visage, honteux d'être dans une situation si dégradante : à la merci d'hommes.

« Alors, voilà donc le fameux Bill Trumper ? » Dit-il enfin, faisant rire les autres hommes sans réelle raison. Il ricana doucement, avant de reprendre « Que va faire ton chèr papa maintenant ? Dit-le nous Bill, on serait tous ravis de l'entendre ». Il y eu une foule de « Ouais » approbateurs. Bill se tassa un peu sur lui-même, se recroquevillant. L'homme en le voyant ainsi eu pitié de lui, et on ne devait pas faire pitié quand on est un homme. Il siffla entre ses dents, agacé d'avoir affaire à un tel lâche et d'un signe de la main ordonna « Tout le monde dehors ».

Bill ne bougea pas. Gardant les paupières closes, effrayé de se retrouver seul avec cet étranger qui semblait lui vouloir du mal. Il entendit ses pas se rapprocher et un froissement de tissus. La proximité de son corps à celui de son ravisseur lui fit un peu plus peur et il eut un léger glapissement qui n'échappa pas aux oreilles de l'homme qui eut un sourire mauvais. Il détailla pendant un instant le garçon. Il était long, fin, peut-être un peu trop à son goût. Il y avait aussi son apparence tellement féminine, celle qui l'avait sûrement empêché de lui assener deux trois coups en entrant, et cette masse de cheveux ébène qui tombait sur ses épaules, en bataille. Il saisit d'ailleurs une mèche et s'amusait à jouer avec, alors que Bill se figeait d'appréhension. « Tu sais où tu es ? ». Aucune réponse de la part du captif. L'homme grimaça une nouvelle fois, agacé. « Je t'ai posé une question ». La froideur de son ton fit bien vite comprendre à Bill qu'il devait parler. Celui-ci débita d'une voix tremblante « Pas vraiment ».

L'homme sourit, lâchant les cheveux du garçon qui se détendit légèrement. Il posa ses bras sur ses genoux, accroupi près de son corps. « Laisse-moi t'éclairer, au moins tu connaîtras le nom de ceux qui te frappent... », Bill eu un frisson d'horreur, « Nous sommes les « Eclairés » tu as dû entendre parler de nous ». Nouveau frisson. Les éclairés était un groupe de personnes opposés à une des dernières décisions politique qu'avait prise son père : bombarder un petit pays en Afrique contre lequel l'Allemagne était entrée en guerre pour il ne sait plus quelle raison. Sûrement une histoire de fric et de pétrole... Les Eclairés étaient plus que virulents et avaient fait déjà plusieurs morts. Alors, une certitude effroyable grandit en Bill, il allait mourir. C'était sûr, mais il espérait que ce serait rapide.

Comme si l'homme avait compris, il chuchota, rendant la chose plus menaçante « Ce sera long et douloureux tu m'entends ? Terriblement long. ». C'était une promesse. Celle de le faire souffrir. Il se leva ensuite, décidant de partir pour laisser son prisonnier s'imprégner de sa condamnation à mort et torture. Alors qu'il allait sortir, il entendit un petit chuchotement :

«_ Dis-moi au moins ton nom.
_ Tom. »

Bien, Tom l'avait donc condamné à une mort lente et douloureuse. Merci Tom. Merci.




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Vala vala, première partie d'une fiction qui s'annonce très... Glauque. D'ailleurs je n'ai toujours pas choisi si elle se finissait tragiquement ou dans un bonheur digne de conte de fée...
J'aime bien cette photo... Elle correspond bien à l'idée de la fic... Enfin je trouve.
Bref, Bisous.

Tags : Déchéance